En espérant que ces mesures ne s'appliqueront pas mais au cas ou, voici quelques attitudes à adopter si vous êtes témoin d'un accident : 1. REAGIR : - s'arrêter absolument - relever l'heure, et repérer l'endroit - se mettre en sécurité et mettre sa moto dans une zone non dangereuse 2. SECURISER LA ZONE : - remonter en amont de quelques mètres de l'accident pour arrêter 2 autres pilotes - donner au premier pilote les premières consignes : sécuriser la zone de l'accident (on ne bouge pas l'accidenté, on dévie les motos). C'est à dire : le pilote remonte suffisamment loin à pied, pour faire ralentir les mots, ou pour créer une déviation. 3. INFORMER OU FACILITER L'APPEL DES SECOURS : - donner au deuxième pilote des infos claires : heure de découverte de l'accidenté et le numéro de course du pilote qui a découvert l'accident et noté l'horaire (ayant le numéro du pilote et l'horaire de découverte l'organisation pourra remoter à la distance approximative de l'accident en se référant à l'heure de pointage du pilote qui s'est arrêté), lieu approximatif de l'accident, état général du blessé : conscient - inconscient - hémorragie visible, accessibilité du lieu (moto, voiture, autre) et lui demander d'appeler le 18 (en France). S'il n'y a pas de connexion, lui demander d'aller chercher les secours en empruntant le chemin dans le bon sens (NE PAS FAIRE LE CHEMIN EN SENS INVERSE). Dès qu'il y a une connexion, appeler le 18, sinon, au premier CP, ou au premier village, il faut qu'il signale l'accident avec attente d'un retour de l'organisation ou des secours. 4. AGIR POUR RECONFORTER LE BLESSE ET EVITER D'AGRAVER LA SITUATION: En parallèle, la personne qui s'est arrêtée doit rester près du blessé jusqu'à l'arrivée des secours. Même si on n'est pas secouriste, le bon sens peut aussi sauver le blessé. Aussi quelques règles de base peuvent être adoptées (si le blessé est conscient) : - ne jamais bouger le blessé, sauf en cas de danger immédiat : incendie, perte de connaissance du pilote avec risque d'arrêt cardiaque (PLS obligatoire dans ce cas pour éviter l'étouffement) - ne pas donner au blessé de l'eau (indicateur d'une hémorragie interne, si le blessé réclame) - s'il y a une hémorragie externe, il faut comprimer la plaie avec tout ce qu'on a : sweat, gants, ... - si un objet est dans un membre (une branche), il ne faut surtout pas l'enlever. - ne pas enlever ni casque (risque d'agravation de fractures de la boite cranienne) ni bottes (cela remplace un platre en cas de fracture, et permet donc de ne pas créer de déplacements osseux) - s'il y a hémorragie visible, comprimer la plaie avec son sweat par exemple. Le sang devrait s'arrêter de couler. S'il y a plusieures plaies, il faut faire un ou plusieurs garrots pour pouvoir agir sur la plaie principale par exemple. Préservez les fonctions vitales en cas d'hémorragie importante : cerveau et coeur. Il faut donc relever les membres touchés. - en cas de fracture ouverte sans hémorragie, immobiliser le membre et protéger (avec un sweat, par exemple) la plaie pour éviter la sur-infection Dans tous les cas, parler au blessé. Il faut le rassurer en lui donnant la main. Il pourra s'y accrocher. Sa pression vous donnera quelques indications sur sa souffrance. Demandez lui ou il a mal. Cela vous aidera à faire un premier diagnostic. s'il se plaind du dos : INTERDICTION DE LE BOUGER sauf dans les cas extrèmes précités. - Le courvir, pour atténuer l'état de choc qui va geler les extrémités. Si le blessé est inconscient (dur dur), il faut le mettre en PLS et vérifier sa respiration. S'il y a arret respiration, il faut alors le remettre sur le dos pour pratiquer le massage cardiaque. Aujourd'hui c'est 30 massages puis 2 souffles dans la bouche (15 et 2 dans le passé), 30 passage puis 2 souffles, ... jusqu'à l'arrivée des secouristes ou médecins. 5. INFORMER LES SECOURS POUR ACCELERER LE DIAGNOSTIC : Lorsque les secours arriveront, il faut leur faire un résumé en les informant sur : - l'heure de découverte - l'état général lors de la découverte : conscient - inconscient - hémorragie - douleures localisées - les actions que vous avez prises Proposez alors de l'aide, si nécessaire aux sauveteurs A ce stage vous aurez fait votre maximum. 6. INFORMER L'ORGANISATION DE LA COURSE : Vous pourrez alors reprendre la course. A la croisée du premier officiel, décrivez votre action et donnez votre numéro de course. Si vous n'êtes pas trop choqué, vous pourrez reprendre votre course. A la fin de la course, il faut aller voir le Jury pour leur décrire ce qui s'est passé. Normalement vos pénalités vous seront retirées, et vous aurez droit à des félicitations. Bravo pour votre action. En espérant que cela vous servira :